ARCUEIL

Mise à jour du 22 Juillet 2008

Congrès de Versailles : l'Analyse de Corinne Lepage

Le vote du Congrès hier interpelle à plus d'un titre.
Tout d'abord, sur le plan juridique. S'il est vrai que la nouvelle constitution améliore la situation antérieure par la création de l'exception d'inconstitutionnalité, elle ne modifie pas vraiment l'équilibre des pouvoirs dans la mesure où c'est la majorité parlementaire et non le parlement qui voit ses pouvoirs renforcés alors que le droit d'amendement est réduit
En revanche, l'hyperprésidentialisation est actée par le droit de message, très
symbolique, la réduction du rôle du premier ministre et aucune disposition sur le temps de parole du président dans les médias. Les "avancées" dont ont cherché à se prévaloir en particulier les
centristes de tous bords qui ont voté pour la réforme sont "pipeaulesques":
- referendum prétendument d'initiative populaire, verrouillé par la nécessité de l'aval de 200 députés et surtout 10% du
corps électoral soit 4,5 millions de personnes. Quasiment impossible à obtenir.
- limitation du déficit public soit disant gagné par le Nouveau Centre qui ne correspond à rien car ce n'est qu'un objectif ,
sur 5ans et hors sécurité sociale
- pluralisme des médias et de l'expression politique qui exclut bien évidemment la représentation et tout système proportionnel, contrairement à ce que Michel Mercier a laborieusement essayé de soutenir à la tribune du Congrès comme s 'il y avait la moindre possibilité de débat sur ce point.
- droit de véto sur les principales nominations qui ne servira jamais car il faudrait que la majorité des 3/5 vote contre le président. Pour que cette disposition ait un sens, c'est le principe contraire qui aurait du être institué; obligation d'une majorité des 3/5 pour approuver la nomination .
En votant cette révision qui présidentialise encore plus le régime, les parlementaires ont abandonné tout espoir de
voir rapidement une révision démocratique de la constitution en instaurant de vrais contre-pouvoirs, une représentation partiellement proportionnelle, et des outils réels de démocratie participative.
Mais le plus lamentable dans cette affaire est l'abandon des combats menés depuis des années par certains pour de dérisoires hochets ou pour répondre à des pressions de tous ordres. Le Parlement français ne sort pas grandi alors que la révision est présentée comme son renforcement.
Quant au MODEM, il aurait pu être le parti charnière qui faisant capoter le projet ou au contraire le faisant
aboutir grâce à des avancées non négociables sur le la représentation politique, les nominations et la démocratie participative. L'occasion a été ratée puisque seuls deux sénateurs ont suivi la position des députés MODEM et de notre président et 4 se sont abstenus. Comme dans le vote sur les OGM, l'absence de position unitaire des élus MODEM ne
peut qu'interpeller nos militants .
Il serait souhaitable qu'à l'avenir, pour les grands sujets , une consultation des militants précède les votes et que le Bureau Exécutif prenne une position , connaissance acquise du souhait des militants. Si la liberté de vote était choisie, elle devrait alors être expliquée et justifiée devant les militants.
Alors, le MODEM serait vraiment innovant dans son fonctionnement.
Mise à jour du 18 Juillet 2008

Europe - Le Non Irlandais : Position de Nathalie Griesbeck

Nathalie Griesbeck est député européenne Grand Est. Elle réagit à propos du référendum sur le traité constitutionnel en Irlande. "Au lendemain du non irlandais, un constat s'impose : il s'agit d'un événement d'une importance majeure pour la construction européenne, et donc pour la France, puisqu'il n'y a pour nous ni action efficace ni espoir en dehors de l'Europe. De toute évidence le seul avenir pour la France comme pour chacun des autres Etats de l'Union, quelles que soient sa taille, son économie, ses spécificités et son histoire, c'est l'Europe...
C’est pourquoi le non au référendum sur le traité de Lisbonne ne peut ni ne doit être pris à la légère. C’est pourtant ce que tous ou presque ont affecté de dire et de faire dans les milieux gouvernementaux et dans la Presse en France, qui semble à nouveau gagnée tout soudain – comme c’est bizarre – d’une crise aiguë de servilité mimétique ou de mimétisme servile, comme on préfère. Dans la même veine, le Président français, qui exerce au nom de la France, la Présidence du Conseil européen, n’a-t-il pas étrangement déclaré qu’il fallait tout faire pour éviter que l’incident irlandais ne se transforme en crise européenne. Mais rien n’y fait, la réalité, tout le monde la voit : nous sommes bien entrés dans une période de crise véritable.
Oui, la crise est là, et bien là, hélas ! La crise économique, c’est évident, depuis bien avant le non irlandais, qu’elle a à l’évidence favorisé pour partie. Mais aussi et surtout la crise politique. Rien ne sert de se mettre la tête dans le sable, comme on veut le faire à Paris et même ailleurs. L’Irlande a bien dit non au traité de Lisbonne dit « simplifié », et qui, de toute évidence, n’a pas semblé si simple que cela aux Irlandais. C’est l’une des causes, même si ce n’est pas la seule ni la principale, de l’échec incontestable de ce nouveau référendum négatif sur les institutions européennes : le troisième en trois ans (même si, nous le savons bien, les deux premiers, en 2005, en France et aux Pays-Bas, ne portaient pas tout à fait sur le même texte). A chaque fois la réponse est la même : avec la même netteté, c’est non ! On va dans un instant tenter de voir pourquoi.
Mais, quoi qu’il en soit, tout d’abord, il faut bien faire un constat simple et consternant : ce revers grave sur le traité simplifié vient bien évidemment tout compliquer. Ce traité, on s’en souvient, a été largement initié, voulu et revendiqué par avance comme un succès personnel par monsieur Sarkozy à son arrivée à l’Elysée. Aujourd’hui son rejet constitue incontestablement un échec pour les autorités irlandaises, comme on l’a volontiers répété à l’envi chez nous, mais aussi très clairement, pour la France, hélas, et pour son président, Nicolas Sarkozy comme pour son Premier ministre et l’ensemble de son gouvernement.
Mais par delà leurs personnes, cet échec est celui de l’Europe et on ne peut que doublement le regretter. Il paraît en tout cas peu réaliste et en même temps irrespectueux de la volonté populaire démocratiquement exprimée par un peuple, en l’occurrence les Irlandais, que de vouloir les faire d’ici peu de temps à nouveau voter pour essayer de leur extorquer cette fois-ci un oui.
Y songer, c’est se dissimuler qu’il y a des causes profondes à ce rejet, qu’on aurait le plus grand tort de prendre à la légère. En effet un fossé toujours plus profond ne cesse de se creuser entre les institutions de l’Union et l’ensemble de nos concitoyens européens, quels qu’ils soient et à quelque pays qu’ils appartiennent.
On peut évidemment à chaque fois invoquer des particularités nationales et des circonstances spécifiques liées à tel événement économique – aujourd’hui la crise, en 2005 en France, l’hostilité aux gouvernements de droite et à Jacques Chirac, aux Pays-Bas, la crainte de perdre son identité, voire la xénophobie -. Tout cela est vrai, mais l’essentiel est ailleurs. La cause profonde de ces refus réitérés réside à mes yeux dans le fossé qui ne cesse de se creuser entre les institutions européennes ou les gouvernants qui les incarnent, d’une part, et, de l’autre, les citoyens européens, qui se sentent incompris, voire, à tort, méprisés dans leur volonté comme dans leurs craintes.
Si l’on veut que nos concitoyens européens, et en premier lieu nos concitoyens français, retrouvent confiance en eux-mêmes comme dans les institutions européennes, il faut que l’Europe apparaisse avant tout comme animée de la capacité et de la volonté de protéger les valeurs qui nous sont communes de liberté, de diversité, de solidarité et de respect de l’autre qui fondent pour nous l’Europe et qui s’incarnent en elle aux yeux du monde, et non que nos institutions et leurs dirigeants donnent le sentiment de les menacer.
L’Europe ne doit pas être, ne peut pas être une Europe des marchandises, du commerce, des affaires et de l’argent. Elle doit pleinement redevenir une Europe des valeurs et des hommes. Non pas simplement une alliance animée de volonté de puissance, mais un projet radicalement nouveau, où, en fait, tout est à inventer, car ce qui est au cœur du projet européen n’a rien à voir avec un empire, ni un simple système de défense fondé sur le développement de la puissance sous toutes ses formes. L’Europe, si on va à l’essentiel, c’est un projet radicalement nouveau qui n’a jusqu’ici encore jamais été tenté nulle part au monde ni à aucune époque de l’histoire, même si l’on y a parfois, ici ou là, beaucoup rêvé : il s’agit de créer concrètement non pas une puissance de guerre et une simple accumulation de richesse, mais un espace de paix, de prospérité et de bonheur pour tous dans le respect de chacun.
C’est une certitude et une évidence : dès que nos institutions et ceux qui leur prêtent leur voix, auront su incarner ces aspirations essentielles et ces valeurs fondamentales, la très grande majorité de nos concitoyens européens saura retrouver confiance en soi comme dans une Europe qui pourra être certaine de ses valeurs, de sa solidité, de sa force comme de sa légitimité pleinement démocratique.
Evidemment, le plus tôt sera le mieux !"

Mise à jour du 15 Juillet 2008

Le Modem parisien se présente : Par Christelle de Crémiers

Conseil national Modem du 07 Juillet :

Retrouvez le résumé complet du dernier conseil national sur le blog de citoyens Démocrates : Ici

Mise à jour du 09 Juillet 2008

Réforme du temps de travail :

François Bayrou, a voté mardi contre le projet de loi sur la réforme du temps de travail, qu'il a qualifié de "texte de régression sociale". "Tous ceux qui, jusqu'à maintenant, ne voulaient pas voir ce qu'était la vraie nature de ce texte, devraient maintenant la voir: les cadres eux-mêmes vont être la cible. C'est le premier texte sans doute depuis très longtemps qui est aussi ouvertement un texte de régression sociale. Il porte atteinte à tout, au travail y compris des cadres, aux relations de confiance qu'il pouvait y avoir entre l'Etat et les organisations syndicales. Il rompt le contrat de confiance avec les partenaires sociaux. C'est un texte grave, lourd de conséquences". Le texte a été adopté mardi en première lecture à l'Assemblée nationale par 326 voix contre 222.

Consultation Nationale Modem :

Nous vous rappelons que les votes pour la consultation nationale sont à adresser avant le Jeudi 10 Juillet Minuit.          Pour les adhérents qui n'auraient pas reçu la contribution, celle ci est consultable Ici                                                           Ils peuvent envoyer leur vote au siège du Mouvement Démocrate en suivant la procédure suivante :                                sur un papier blanc, écrire les deux propositions :
-j'approuve la contribution
-je n'approuve pas la contribution.
. Sélectionner l'une ou l'autre, mettre ce papier dans une enveloppe avec copie d'une pièce d'identité et de la carte d'adhérent.
. Adresser le courrier à l'adresse suivante:
Mouvement Démocrate/Consultation des adhérents/133 bis rue de l'Université/75007/PARIS.

Mise à jour du 04 Juillet 2008

Réforme des institutions : Position commune entre le groupe UC du sénat et le groupe NC de l'assemblée

UC : Union Centriste                                                                                                                                                 NC : Nouveau Centre

Michel Mercier, président du groupe Union centriste au Sénat et François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale, se félicitent de l’adoption d’un certain nombre de mesures, dans le cadre de la réforme institutionnelle en cours.
"Nous avons obtenu :
- que la loi garantisse toutes les expressions du pluralisme politique ainsi que la participation équitable des forces politiques à la vie démocratique de la Nation,
- la reconnaissance des groupes politiques au Parlement ainsi que des droits spécifiques pour les groupes minoritaires,
- le référendum d’initiative citoyenne.
De même, il était de notre devoir de faire inscrire l’objectif pluriannuel d’équilibre budgétaire dans la loi fondamentale, pour des raisons de responsabilité et de solidarité intergénérationnelle, parce que nous ne pouvons faire porter aux générations futures le coût de nos excès. Nous sommes satisfaits de ces avancées."
"Nous regrettons cependant qu’un certain nombre de mesures, introduites par le Sénat et visant à permettre aux groupes parlementaires de faire vivre la démocratie (saisine du Conseil constitutionnel, création de commissions d’enquête,…) aient été supprimées par la Commission des lois de l’Assemblée nationale"
Ainsi, les deux présidents des groupes centristes qui ont rencontré le président de la République, ont œuvré ensemble pour moderniser nos institutions et les rendre plus démocratiques.
François Sauvadet Président du groupe NC
Michel Mercier Président du groupe UC-UDF

A noter que François Bayrou lors de son passage sur France Culture le 04 Juillet a réaffirmé son opposition à cette réforme qui  ne va pas au coeur du problème de nos institutions!

Mise à jour du 03 Juillet 2008

Organisation des élections interne : Le Calendrier

Relevé des dernières décisions du Comité de conciliation et de contrôle, qui portent en particulier sur le calendrier et les modalités d'organisation des élections internes du 27 septembre prochain

Par décision du Conseil national du 8 juin dernier, les élections pour les présidences départementales, les conseils départementaux et les membres de la conférence nationale auront lieu le 27 septembre prochain dans l’ensemble des départements.La Comité de conciliation et de contrôle est chargé de la coordination de ces élections.                          Dans sa réunion du 24 juin 2008, le Comité de conciliation et de contrôle a fixé le calendrier suivant :

  • Date limite de constitution des commissions électorales départementales : 10 juillet 2008
  • Date limite d’appel à candidatures : 31 juillet 2008
  • Date limite d’examen des listes électorales : 31 juillet 2008
  • Date limite de dépôt des listes de candidats aux 3 élections (présidence départementale, conseil départemental, conférence nationale) : 31 août 2008
  • Date limite de réception par la commission électorale départementale des professions de foi : 10 septembre 2008
  • Envoi des professions de foi aux adhérents : 13 septembre 2008

 
VILLEJUIF

GENTILLY