ARCUEIL

Mise à jour du 24 Décembre 2008

 

Les équipes Modem de la 11ème circonscription vous souhaites de bonnes et heureuses fêtes de fin d'année.

 

 

Mouvement Démocrate, 11ème Circonscription du Val de Marne.                                                                                                       Contact : contact@udf-modem-cachan.com

Mise à jour du 17 Décembre 2008

Jean Peyrelevade : « On a besoin de davantage d'Europe ! »

Dans le cadre de la préparation de la campagne du MoDem en vue des élections européennes, prévues en juin 2009, Jean Peyrelevade, vice-président du parti centriste, sera présent aujourd'hui à Dijon. Au cœur des discussions avec les militants, un sujet central : L'Europe d'aujourd'hui et de demain.
Le Bien public. - En tant qu'économiste, quelle sortie envisagez-vous face à la crise actuelle ?
Jean Peyrelevade. - Le capitalisme montre plus que jamais ses limites, il a besoin d'être régulé au niveau mondial. Pour ce faire, on a besoin de davantage d'Europe. Pour l'instant, les plans immédiats qui ont été ordonnés sont des plans nationaux. Il faut mettre en place un vrai régulateur du système financier au niveau européen. Un seul.
LBP. - Sous quelle échéance peut-on agir dans ce sens ?
J. P. - L'instauration de ce régulateur nécessite une proposition de la Commission, un vote au Parlement, ce qui peut se faire en deux ans. La mise en place d'un budget spécifique et des moyens de contrôle de celui-ci prendront plus de temps.
LBP. - Si le MoDem était au pouvoir, il choisirait ce moyen pour sortir de la crise ?
J. P.- Ce serait notre première mesure.
LBP. - Le MoDem a du mal à se faire une place sur le devant de la scène politique. Est-il pour autant rentré dans le rang ?
J. P. - Nous pensons qu'il va resurgir avec force au moment des élections européennes, et que notre discours va entraîner beaucoup de Français. La ligne du MoDem est claire, François Bayrou a déclaré qu'il s'opposait à la politique de Nicolas Sarkozy. L'incapacité du PS à apporter des réponses aux problèmes du pays nous laisse à penser que nous avons toutes nos chances.

Mouvement Démocrate, 11ème Circonscription du Val de Marne.                                                                                                       Contact : contact@udf-modem-cachan.com

Mise à jour du 15 Décembre 2008

Elections Locales Modem (Circonscription/Section)

Lors des prochains jours, les élection internes du Mouvement au niveau de la 11ème circonscription et des différentes sections vont être organisé :

- Cachan : Mercredi 17 Décembre de 18H30 à 20H30, à la Maison des Associations, rue Amédée Picard à Cachan

- Villejuif : Lundi 15 Décembre de 20H30 à 22H30 au 19bis rue JB Baudin à Villejuif

- Gentilly : Jeudi 18 décembre de 18H à 20H au 4 rue Auguste Blanqui à Gentilly

Adhérent du Mouvement Démocrate, votez !

Mouvement Démocrate, 11ème Circonscription du Val de Marne.                                                                                                       Contact : contact@udf-modem-cachan.com

Mise à jour du 14 Décembre 2008

Corinne Lepage : Et si la crise de la jeunesse était en réalité celles des générations antérieures

Les événements de Grèce ont alimenté la presse et le monde politique jusqu’au président de la République lui-même, sur le point de savoir s’il y avait un risque de contagion et sur les moyens de l’éviter. La question est d ‘autant plus justifiée que des points communs existent avec la France qu’il s’agisse des difficultés des jeunes d’accéder à l’emploi et d’être rémunérés décemment, des réformes libérales imposées au forceps par le gouvernement Caramanlis , une répression forte en 2006 contre les jeunes s’opposant aux privatisations, des « affaires » qui minent la confiance : « la corruption , les scandales, la pauvreté, les crimes de bourse, les dessous de table de Siemens » résume le quotidien gratuit free post.

Mais, si au lieu de considérer que le problème était dans la génération montante pour admettre qu’il est dans la nôtre, peut - être aurions nous une chance d’améliorer le sort de l’une et de l’autre.

Pour réfléchir, posons nous la question de savoir quel serait le comportement de la jeune génération aux manettes vers 2025 si elle se comportait vis-à-vis de notre génération comme nous nous comportons vis-à-vis d’elle même. Que se passerait-il si pour payer l’adaptation au changement climatique que nos choix déraisonnables ont entraîné, ils divisaient nos retraites par deux ? Que se passerait-il si, au motif des économies nécessaires dans le budget de l’Etat, ils décidaient que les personnes au-delà de 75 ans ne peuvent plus accéder à certains soins lourds dans les hôpitaux ?

Nous trouverions cela scandaleux et contraire aux grands principes républicains.

Or, quels sont nos choix actuels ? Ne sont ils pas précisément les mêmes mais décidés à l’encontre des jeunes qui se révoltent ?

La réforme menée dans l’éducation, qu’il s ‘agisse de la maternelle déconstruite alors que notre système est un des meilleurs du monde et que le futur Président des Etats-Unis semble s’en inspirer , de la suppression des RASED, personnel spécialement formé pour aider les élèves en difficulté dans le primaire, du nouveau lycée, de la réforme de la formation qui est ressentie comme un acte de mépris par les professeurs, semble avoir comme objectif la seule réduction des dépenses. L’occupation actuelle de nombreux établissements par les professeurs et les parents d ‘élèves montre une grande inquiétude. Ce n’est pas la nécessité de réformer qui est en cause, mais l’objectif de la réforme qui est comptable et non destinée à préparer l’avenir.

Car, précisément, c’est le nœud du problème. Non seulement nos choix actuels défavorisent pour le présent les jeunes et leur apparaissent à juste titre, inéquitables et injustes, mais encore ils sont directement contraires à leurs intérêts en tant que génération montante. En quelque sorte, ils perdent aujourd’hui et demain. Il ne faut donc pas s’étonner qu’ils se révoltent. Les révolutions ont toujours été portées par la jeunesse parce qu’elle aspire à plus de justice et à un monde meilleur, alors que les plus âgés sont plus conservateurs et plus enclins à subir le monde comme il est.

A cet égard, il y a une permanence avec deux faits nouveaux.

-  Depuis 30 ans, la machine inégalitaire s’est mise en route, c’est-à-dire que l’évolution ultra-libérale a accru les inégalités à l’intérieur des pays alors que le progrès social impliquait, évidemment, le choix inverse. Aujourd’hui, la pyramide des revenus aux Etats-Unis est au niveau de ce qu’elle était vers 1920, alors que la réduction des inégalités avait baissé entre 1933 et 1980. Si la situation est moins caricaturale en France, elle est, à moindre mesure analogue comme dans tous les pays industrialisés.

La croissance des revenus des actionnaires au détriment de celui des salariés frappe évidemment davantage encore les jeunes dans leur immense majorité, puisqu’ils n’ont pas eu le temps de se constituer le moindre capital permettant d’en faire des actionnaires. De plus, si la corruption, la fraude, les trafics d’influence et les mafias ne datent pas du XXIéme siècle, force est de constater que ces pratiques ont atteint un niveau industriel et non plus artisanal. Or, si des bandes composées de jeunes individus se sont parfaitement intégrées dans ce tissu délinquant, l’immense majorité de la jeunesse rejette une telle organisation de la société.

-  Le deuxième fait nouveau est infiniment plus profond et plus grave encore. Pour la première fois, une génération, semble accepter que le sort de ses enfants soit moins bon que le sien et de surcroît, ne procède pas aux choix nécessaires pour qu’il en aille autrement. Notre court-termisme est une agression permanente contre les jeunes. Or, la crise actuelle, sous tous ses effets, en est le produit .

Si nous voulons éviter la guerre des générations, il est impératif de discuter de notre avenir commun. Il est plus que temps que des Etats généraux du futur se mettent en place pour permettre aux jeunes de définir , à pied d’égalité, le monde qu’ils désirent.

Mouvement Démocrate, 11ème Circonscription du Val de Marne.                                                                                                       Contact : contact@udf-modem-cachan.com

Mise à jour du 09 Décembre 2008

Corinne Lepage : « Triste anniversaire »

Nous fêtons le 10 décembre le 60e anniversaire de la déclaration des universelles des droits de l’homme .Bien triste anniversaire en vérité qui consiste à constater que la seule chose qui soit vraiment universelle en matière de droits l’homme, c’est leur violation. Certes, sur le papier , la commission des droits de l’homme, la sous commission chargée de la promotion des droits de l’Homme le Haut Commissariat aux droits de l’Homme existent et travaillent.

Mais, depuis que la Lybie et d’autres grands exemples démocratiques président aux destinées de ces grandes institutions, la caricature est devenue totale. Les droits de l’homme, en tant qu’ils constituent avant tout le droit à vivre de manière décente, le droit à être éduqué, à pouvoir s’exprimer librement, à pouvoir être jugé équitablement, à pouvoir prétendre à l’égalité en particulier pour les femmes sont en réalité plutôt en régression qu’en progrès.

La responsabilité principale en incombe aux pays industrialisés, qui, depuis des décennies, ont accepté pour des raisons commerciales et dans leur intérêt propre de fermer les yeux sur les exactions qui pouvaient être commises, sur la corruption à laquelle certains ont du reste participé, sur les violences perpétrées contre les femmes, les dissidents ou les adeptes d’une religion autre que la religion principale.

Pour avoir privilégié nos intérêts économiques sur notre plus grande richesse, à savoir nos valeurs humanistes et universalistes, nous avons perdu sur les deux tableaux. Il en va d’autant plus ainsi que bien loin d’améliorer les libertés démocratiques dans nos pays, nous sommes pour nombre d’entre nous en profonde régression démocratique. Al Gore, dans « La raison assiégée » décrit minutieusement la manière dont le mensonge et la peur sont devenus les outils politiques de destruction du système démocratique. Nous n’avons rien à envier aux américains. La passivité organisée par la société médiatique, le règne de « l’insignifiance » aux lieux et places de l’information et du débat, « la vente du temps de cerveau disponible » pour acheter du Coca-cola ne sont pas nouveaux.

Mais, nous sommes aujourd’hui entrés dans le « dur » c’est à-dire dans l’organisation du verrouillage de la société directement en opposition à la liberté d’expression et à la liberté du choix politique que celle-ci conditionne. Le vote de la loi sur l’audiovisuel qui vise à détruire la télé publique pour en faire la chose du pouvoir et non la garantie de l’information des Français est un acte grave qui nous ramène 40 ans en arrière.

Le flicage qui se met en place par un fichage généralisé que George Orwell n’aurait osé imaginé est la deuxième pièce du puzzle.

Certes, Edvige a été tenté, raté grâce à une mobilisation très large. Mais c’est reculer pour mieux sauter. D’une part, toutes les données collectées peuvent être archivées et donc utilisées sans aucun contrôle, d’autre part, Edvirsp, Cristina, demain un fichage ethnique et de couleur de peau peut-être, en violation des principes républicains les plus élémentaires qui viennent s’ajouter aux 7,5 millions de personnes déjà recensées par M.Bauer en 2005 dans les fichiers STIC et JUDEX. Sans parler de la veille mise sur Internet pour repérer les contestataires potentiels ou tout simplement les lanceurs d’alerte ou d‘idées et le projet de loi de contrôle d’internet sous prétexte de respect de la propriété intellectuelle, qui doit effectivement être respectée.

Ainsi, le contrôle de la société est en place, les moyens nouveaux, conçus comme des libertés supplémentaires devenant des outils de surveillance, voire d’intimidation. Dans la même veine, les intimidations sur les journalistes depuis les licenciements de ceux qui déplaisent jusqu’à l’embastillage de M.de Fillipis, sans s’attarder sur les pressions des annonceurs, des actionnaires ou du pouvoir cherchent à priver la liberté d’expression de toute réalité.

La 3éme étape est la mise en coupe réglée de la justice par la privation de moyens, la suppression de toute indépendance de la magistrature et donc de la confiance nécessaire du justiciable dan son juge. Le procès équitable l’est d’autant moins qu’une justice à deux vitesses s’est mise en avec une pénalisation accrue de la délinquance ordinaire et une dépénalisation du droit des affaires particulièrement adéquate au regard des agissements actuels.

La répression des jeunes et la surveillance pénale des enfants devient une nécessité ; celle des copains et des coquins une atteinte aux libertés !

Désinformation, surveillance généralisée et une justice aux ordres sont les manifestations d’une société qui tourne le dos aux droits de l’Homme. Certes, le terrorisme, la violence et même les incivilités doivent être combattues. Mais, les progrès de la civilisation ont précisément permis de doter les sociétés d’outils pour faire croître démocratie et développement économique .

Et l’outil majeur est précisément la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, qui réunit l’un et l’autre car toucher à l’un, c’est nuire à l’autre. Pour y tourner le dos, nous risquons de compromettre un équilibre déjà fragile et de nous exposer au retour à la barbarie.

Mise à jour du 03 Décembre 2008

François Bayrou : « La séparation des pouvoirs est menacée »

Le MoDem aujourd'hui, combien de bataillons ?
François Bayrou : Ils sont nombreux, entre 40.000 et 50.000 militants. C'est plus qu'on en a jamais eus. C'est très encourageant au moment où le pouvoir montre la réalité de son projet de société, incompatible avec les attentes des Français, et au moment où le PS a montré sa vraie nature.

Êtes-vous satisfait d'avoir contribué à le diviser lors du congrès de Reims ?

F.B. : En créant un centre indépendant ouvert au-delà de ses frontières, je savais qu'on ferait bouger les lignes. Le congrès du PS s'est achevé sur une décision de fermeture. Or, lorsque le moment sera venu de construire face à Sarkozy, un nouveau modèle de société, il faudra rassembler tout le monde. Ce qui se produit au PS me conforte dans mes choix. Un jour, il faudra choisir entre le rassemblement et le sectarisme.

Si Mme Royal revenait jouer de la mandoline sous vos fenêtres, vous ouvririez-vous cette fois ?
F.B. : Lorsque l'heure du choix viendra, les Français auront deux options s'ils ne veulent pas continuer avec le pouvoir actuel. Celle du PS et celle du MoDem. Le devoir de celui qui participera au deuxième tour sera de rassembler au-delà des étiquettes. C'est pourquoi le congrès du PS était si surprenant et éloigné des réalités politiques.

Quelle est votre stratégie pour préparer 2012 ?
F.B. : Je suis pour l'affirmation quotidienne de valeurs, d'idées, de propositions qui permettront aux Français de faire leur choix. Mais je ne
ferai pas d'accords d'appareils. Je trouve cela détestable. On a vu ce que cela avait d'artificiel à l'époque de la gauche plurielle.


Comment jugez-vous l'action de Nicolas Sarkoy face à la crise financière ?
F.B. : Il a été présent et actif. Je ne lui ferai pas des querelles qu'il ne mérite pas. Mais derrière le rideau de fumée de la crise, se met en place un projet de société que je ne peux pas accepter : travail du dimanche, retraite à 70 ans, mainmise sur l'audiovisuel public…
Une société qui a le profit pour principe et qui met la main sur tout ce qui devrait indépendant : la justice, la presse, l'audiovisuel.


Les libertés seraient-elles menacées ?
F.B. : N'employons pas de mots excessifs. Ce qui est menacé, c'est la séparation des pouvoirs, l'indépendance de l'information… Et ce n'est pas acceptable.

Vous avez proposé le dépôt d'une motion de censure sur la réforme de l'audiovisuel. Le PS dénonce une surenchère de votre part…

F.B. : Mais il sera bien obligé de suivre ! Quel républicain peut considérer que cette réforme n'est pas une décision grave ? Si on ne censure pas le gouvernement là-dessus, quand le fera t-on ?
On a là l'occasion d'alerter le pays et d'organiser un débat solennel. Refuser cette motion de censure, revient à dire que ce projet est banal. Or, il ne l'est pas. Pas un seul pays démocratique n'a mis à ce point la main sur la télé publique. La nomination du président et des directeurs de chaîne par le pouvoir, l'obligation de faire la quête chaque année devant l'Assemblée, c'est un retour en arrière de 35 ans.


Mais vous n'avez jamais amendé ce texte !
F.B. : Il n'y a pas d'amendement qui tienne. Il faut combattre ce projet dans sa totalité.

Mise à jour du 03 Décembre 2008

Fichier Edvige : Victoire du front anti Edvige

Le décret annulant la mise en place du Fichier Edvige a été publié au Journal officiel le 20 Novembre Dernier.

Ici

Cette victoire n'est bien entendu pas uniquement celle du Modem, mais la victoire d'un collectif où le Mouvement Démocrate ,et ses dirigeants (François Bayrou et Corinne Lepage), était en pointe.

A l'heure ou le pouvoir en place continu à vouloir diriger notre pays dans une direction que nous n'approuvons pas, le Mouvement Démocrate reste vigilent et force de proposition.

Mise à jour du 02 Décembre 2008

François Bayrou : Invité de RTL


 

Retrouvez François Bayrou le Mardi 02 décembre au Grand Journal de Canal + à 19H15.

Mise à jour du 26 Novembre 2008

Yann Wehrling : L'ancien Secrétaire national des Verts rejoint le Modem

Le Strasbourgeois Yann Wehrling, ancien secrétaire national des Verts, a adhéré il y a quelques jours au MoDem, le parti de François Bayrou. En rejoignant le parti centriste, le militant écologiste achève un virage entamé avant les municipales de mars 2008. Brouillé avec les Verts strasbourgeois très marqués à gauche, qui l'avaient relégué à une place non éligible sur leur liste, il avait rejoint Chantal Cutajar sur la liste du MoDem, sur laquelle il occupait la deuxième place. Cependant, Yann Wehrling, suspendu, puis exclu par ses collègues strasbourgeois du mouvement des Verts, n'avait jamais pris sa carte au MoDem jusqu'à ces derniers jours. Il intégrera une des sections strasbourgeoises, indique la présidente départementale du mouvement, Anne Meunier.

 

Mise à jour du 25 Novembre 2008

François Bayrou : «Le projet sur l'audiovisuel public constitue un saut de trente ans en arrière»

La réforme de l'audiovisuel public, examinée à partir de mardi par l'Assemblée nationale, «mériterait une motion de censure», a estimé François Bayrou, le président du Mouvement Démocrate (MoDem). Interview :

Pourquoi appeler à une motion de censure du projet de réforme de l’audiovisuel public?

C'est un geste pour montrer qu'il y a un certain nombre de décisions inacceptables. La loi sur l'audiovisuel public constitue un saut de trente ans en arrière, un retour au temps de l'ORTF, où le pouvoir avait la haute main sur la télévision publique. Le cordon ombilical entre pouvoir et télévision avait été coupé par Giscard d’Estaing, il y a plus de trente ans. Mais cette idée que les patrons de France Télévisions et Radio France seront nommés par le pouvoir est incroyable alors que tous les pays démocratiques ont une instance chargée de désigner les responsables de l'audiovisuel public, de manière à garantir leur indépendance par rapport à l'Etat.
Plus outrancier encore: la révocation de ces dirigeants sur décision politique, ce qui fera que ce responsable, ami du pouvoir, aura en plus une épée de Damoclès s'il lui arrivait de déplaire. Songez à l'ambiance de cour que cela va créer... La télé n'appartient pas à l'Etat, mais aux citoyens qui payent tous la même somme, qu'ils soient pauvres ou riches, pour garantir l'indépendance de la télé.

Outre cette perte d’indépendance pour l’audiovisuel public, que reprochez-vous précisément à ce projet de loi?

Pour que l’audiovisuel public soit indépendant, il doit y avoir indépendance financière. En supprimant la pub pour avantager les chaînes privées, on rend la télé publique dépendante.

Votre proposition a-t-elle eu des échos dans l’opposition?

Non, car pour l'instant, le PS paraît occupé à d'autres enjeux, mais il faudra bien qu'il y ait une capacité de résistance en face de ces atteintes répétées à ce qu'est le projet républicain en France.

Ce projet de loi ne semble pas passionner les Français...

La multiplication des atteintes à un certain nombre de principes sur beaucoup de sujets, le travail, la retraite, l'éducation, la fiscalité, tout cela fait que les gens sont un peu assommés, et qu'au fond, ils ont du mal à suivre le rythme des décisions prises qui changent le modèle de la société française. Ils sont aussi résignés, ont le sentiment que l'information est manipulable. Ce que je dis est simple, il faut se ressaisir.

Mise à jour du 24 Novembre 2008

Abdoulatifou Aly (Député Modem de Mayotte): Intervention sur la réforme du redécoupage des circonscriptions législatives

Retrouvez l'intervention d'Abdoulatifou ALY, député MoDem de Mayotte, mercredi 19 novembre dans l'hémicycle au sujet du projet de loi relatif à l'article 25 de la constitution : élection des députés, redécoupage des circonscriptions législatives....
Monsieur le Président,
Madame la Ministre,
Monsieur le Secrétaire d'Etat,
Mes chers collègues,
Nous voici réunis pour un débat certes technique mais important pour l’équilibrede notre démocratie, je veux parler de la délimitation des circonscriptions électorales des députés. Je tiens d’emblée à vous donner acte d’un fait : oui, le principe d’un redécoupage des circonscriptions législatives est légitime, compte tenu des évolutions démographiques observées depuis 1986. Les chiffres sont là, le Conseil Constitutionnel les a relevés à plusieurs reprises et vous les avez vous-mêmes rappelés. Nous vous savons gré de cette heureuse initiative.
Vous nous proposez également de mettre en place une commission indépendante pour assurer le nouveau découpage. Les esprits chagrins se souviendront qu’il y en avait déjà une en 1986 sans que cela écarte les soupçons quant au manque d’impartialité de la démarche mais nous notons certains progrès, parmi lesquels le contreseing donné à la nomination des membres de la commission par les commissions des lois des deux assemblées.
Enfin, nous sommes favorables au remplacement temporaire des ministres par leurs suppléants. Cette innovation nous paraît tout simplement relever du bon sens, et accessoirement de la bonne gestion des deniers publics.
Voilà pour les points d’accord.
Mais des sujets d'interrogations, de vigilance, voire de désaccord existent et votre absence de réponses convaincantes sur ces points, durant les travaux en commission, nous plongent – je vous l’avoue – dans des abîmes de perplexité… Ces sujets sont au nombre de cinq :

  • D’abord, sur la méthode, la procédure d'ordonnance ne signifie pour nous nullement vous signer un chèque en blanc... En clair, et parce que, comme chacun sait, le diable est dans les détails, nous serons, autant que faire se peut, très vigilants sur le travail de délimitation des circonscriptions. Monsieur le Secrétaire d'Etat, vous avez affirmé à plusieurs reprises votre volonté de transparence. Vous avez notamment déclaré que vous étiez prêt à recevoir tous les députés concernés par le redécoupage. Me comptant parmi ceux-ci, j’ai saisi la balle au bond en vous écrivant il y a plusieurs semaines. J’attends toujours votre réponse.

  • Ensuite, nous sommes, comme vous, clairement favorables à deux sièges de députés minimum par département. J’espère d’ailleurs, à titre personnel, que cela s ‘appliquera à Mayotte, après l’accession, prévue l’année prochaine, de notre île au statut départemental. Mais nous sommes tout aussi clairement favorables à un siège de député pour chaque collectivité d’outre-mer. Nous jugeons donc malvenue votre hésitation, réelle ou feinte, concernant les cas de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy. Oui, ces deux collectivités méritent d’avoir chacune leur député, de la même manière qu’elles viennent chacune d’élire leur sénateur. Madame la Ministre, vous avez pu mesurer, lors du débat sur les crédits de la loi de finances, le désarroi des élus ultra-marins, tous territoires et toutes sensibilités confondus. Ne nous donnez pas une nouvelle occasion de douter de votre volonté d’entendre la voix de nos outre-mers.
     

  • D'autre part, les modalités d'élection qui seront retenues pour les futurs députés représentant les Français de l'étranger. Là-dessus, c’est – passez moi l’expression – le flou artistique le plus complet. Quel nombre de députés ? Quel mode de scrutin ? Quel découpage géographique ? Bref, quelles garanties démocratiques pour éviter que ces sièges ne deviennent les nouveaux « bourgs pourris » de l’UMP, une assurance-vie électorale pour votre majorité ? Nous n’avons aujourd’hui aucun motif d’être rassurés à ce sujet. Or, tout ceci – et vous le savez bien – est loin d’être anodin. Les assemblées élues en 1967, 1986 et 1988 nous ont montré que les majorités pouvaient se jouer parfois à peu, à très peu de sièges.
     

  • Par ailleurs, notre débat d’aujourd’hui passe totalement à côté du vrai enjeu, qui est celui d’avoir enfin une Assemblée Nationale aux couleurs de notre pays. Vous avez, dans le cadre de la réforme constitutionnelle, refusé d'avancer sur la voie d’une loi électorale juste, qui intègre une part de proportionnelle et qui garantisse ainsi le pluralisme politique et sociologique de la représentation nationale. Permettez à un des trois seuls députés du Mouvement Démocrate représentant les 7 millions de voix qui se sont portées sur François BAYROU lors des dernières élections présidentielles, permettez aussi à l’unique député issu de la deuxième religion de notre pays en nombre de pratiquants, de vous le dire avec toute sa conviction : votre projet de loi est marqué par ce défaut intrinsèque. Comme un cautère sur une jambe de bois, il ne propose que des aménagements subalternes sur un système qui demeure profondément injuste.
     

  • J’aborderai enfin, et dans le même esprit, un cinquième et dernier sujet : nous serons très vigilants sur la question des modes de scrutins territoriaux dans le cadre de la réforme des collectivités locales annoncée par le Président de la République. S’il s’agit de clarifier, de rationaliser, de démocratiser, nous serons à vos côtés. S’il s’agit de contourner, de confisquer, voire de tripatouiller, nous le dénoncerons avec force.

Pour nous résumer, nous serons inflexibles sur les principes et, en même temps, attentifs aux débats et ouverts à toutes les garanties qui pourront être apportées à ce processus. C’est à l’aune de ces critères que nous nous déterminerons.
Je vous remercie.

 
VILLEJUIF

GENTILLY

 

 

Nb Visite depuis le 28/05/2008

                  Copyright Mouvement Démocrate 2008 - Pour Internet Explorer V7.0